Grave et Léger

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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 11:40

Lettre à Robert Merle

 

Cher Bob,

 

Pourquoi se présenter ? Juste un détenteur modeste de quelques mots de français, qui lis et relis des merveilles tirées de romans inoubliables.

 

Inoubliables, parce qu'eux, ils n'ont pas oublié les mots de Rabelais et leur substantifique moelle, et les trésors de la langue d'Oc.

Inoubliables, parce qu'ils font vivre les rêves de notre époque en faisant jaillir les mots de l'évent de Bi et de Fa.

Inoubliables, parce qu'ils nous interdisent d'oublier l'horreur du dernier siècle en la présentant du mauvais côté de l'humanité.

 

Tu n'es qu'un homme, malgré tes innombrables diplômes, et mérites, et succès, et chaires dans les universités. Et ton œuvre est pleine de cette humanité-là. Avec toi, un morceau de la générosité, de la gratuité, de l'acceptation de la faiblesse s'en va ; restent la sauvagerie, l'égoïsme, l'indifférence.

 

Sans tes mots, il n'y a rien que le vide du temps, rempli de gens pressés, stressés, trop occupés pour voir ce qui les entoure ! Toi, tu auras toujours le temps, dans tes romans, de les observer, ces fauves qui tournent dans leurs cages, de leur faire la nique par la chaleur de tes mots, par le laisser-vivre et par l'amitié que l'on rencontre à chaque fin de page.

 

La critique peut gronder, qu'elle gronde. Les écrivains peuvent crier au fou devant TON écriture à virgule. Les historiens peuvent hurler leur vérité devant TON XVIe siècle. Ils sont tous secs, stériles, froids, sans talent et sans imagination. Qu’ils viennent dans ton univers : ils seront brisés, trop mesquins pour pouvoir vivre.

 

On ouvre une page : une tendresse en monte et engourdit l’environnement bourdonnant du lecteur. On reste seul et on plonge…

On se débat et on crie au secours, là-bas ; c’est glauque et humide et glacé, ça colle comme la boue et les poux.

Ils n’avaient qu’à ouvrir le livre, tant pis pour eux et tant mieux pour nous, ami.

Merci.

 

 

 

Cette lettre tombale a été rédigée en avril 1996, soit 8 ans avant la mort de Robert Merle. J'avais souhaité la lui envoyer. Je n'ai jamais osé... Adresser une lettre tombale à un si vieux monsieur, c’eut été de mauvais goût.

Pourtant, aujourd'hui je regrette de ne pas lui avoir fait part de ma reconnaissance et de mon admiration pour ses œuvres. Toutes étaient empreintes d'un humanisme rare.

C’est aujourd’hui chose faite ; car, sait-on jamais, ils ont peut-être l’ADSL, là haut !

 

 


Par Jaxom
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 10:51
Une mère, c'est le sel de la terre.
Une mère, c'est ce qui nous élève et ce qui nous retient.
Une mère, c'est l'inspiration de chaque jour.

Ma mère, c'est le secret de ma vie.
Ma mère, c'est ma source d'amour.
Ma mère, c'est ma plus grande chance.

Maman.
Par Jaxom
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